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jeudi, 08 mars 2007
Coeurs à prendre (1ère partie)
Dans notre société de consommation,
Tout s’achète, tout se vend
Et, pour cela, tout se vante.
En amour, comme ailleurs, il faut savoir se vendre
Car même un bon produit, ce n’est plus suffisant !
Il faut un bon créneau,
Il faut un bon slogan,
Il faut aussi la chance,
Et puis des relations…
Aimons-nous cinq minutes,
Aimons-nous soixante ans,
Aimons-nous, en tous cas,
Sans perdre un seul instant
Vivien (l’artiste) :
J’ai passé la trentaine
Et je n’ai pas d’enfant…
Je suis à moitié " poète " …
Vu que je bosse à mi-temps
Je remplacerai, sans doute, très avantageusement
Tes tonnes de " dvd " par de purs sentiments,
Je ne suis pas très beau mais je suis attachant,
Je trouverai les mots, et, à défaut, de l’argent…
Aimons-nous, ma perdrix,
Aimons-nous, tendrement,
Je te couvrirai de roses
Taillées dans du diamant
Ronan (l’athlète) :
J’ai fait rouler mes muscles
Aux quatre coins de la Terre.
Je suis libre à présent
Mais pour combien de temps ?
Je complèterai, c’est sûr, et le plaisir en sus,
Tes cours d’abdos-fessiers par un cunilingus…
Philosophe culturiste et superbe étalon,
Je suis l’occasion rare, à saisir rapidement !
Aimons-nous, sans pudeur,
Aimons-nous goulûment,
Oublions nos tabous,
Mais jamais nos condoms !
Sacha (le gendre idéal) :
Je cuisine comme un chef
Et j’adore bricoler
On m’appelle " l’homme moderne "
Car je sais m’adapter…
J’apporterai en outre, et c’est très convaincant
Une bonne assurance-vie, un plan d’épargne logement…
Je peux être raffiné ou primaire, c’est selon
Et je suis garanti " sans divorce " pour trente ans !
Aimons-nous, ma chérie
Aimons-nous, tendrement
Donnons-nous les moyens
De ne pas faire semblant
A suivre à l'antenne :
- Romain (l'homo)
- Raymond (le sexagénaire)
- Philippe (le vieux garçon)
- Nicolas (l'homme politique)
- Stéphane (l'artisan)
- William (le truand)
- Et moi-même, si j'arrive jusque là.
23:15 Publié dans AU PROGRAMME DE TZJ | Lien permanent | Commentaires (0)
La vie, c'est merveilleux !
Aux voyageurs éphémères de l'univers qui n’ont que la Terre comme vaisseau,
Qui n’ont que la Terre comme patrie, qui n’ont que la vie comme trésor,
On rêve de silence et d'absolu
D’amazones aimantes à demi-nues…
Car c’est bien là le charme de l’impossible
De se donner l’illusion du possible.
Un doigt dans l'engrenage de l'existence
C’est le début d’envies de résistance
Combien y a-t-il de révoltes en sommeil
Qui n’attendent qu’un prétexte, qu’une étincelle ?
Une clameur monte, j’entends des cris
Ils me transperçent mais dans le tréfonds
Je sais que la vie c’est :
Merveilleux !
C’est merveilleux !
Et puis on repart en vrille et ça recommence,
Où ai-je foutu les clés de ma conscience ?
On court toujours après sa solution
Une solution parfaite, mais à quoi bon ?
Dans ce putain d’espace qui nous rassemble,
Avec nos putains de doutes, comme on se ressemble
Tellement d’espoirs pour nous guider
Vers tellement de choses à partager...
Je ne ressens plus de limites
Lorsque je sens ton cœur qui palpite
Je sais que la vie : c’est
Merveilleux !
C’est merveilleux !
C’est merveilleux !
(Solo)
Je n'ai pas vu le temps filer
Même si j’ai soixante ans passés
Je me verrai bien refaire un tour
Du côté de l’amour
Même si c’est parfois la punition
De vivre ensemble tout le temps
Même si me vient l’envie de rire et de pleurer
En pensant que la vie : c’est
Merveilleux !
C’est merveilleux !
C’est terrifiant
Mais c’est merveilleux !
C’est terrifiant
Mais c’est merveilleux !
Je me souviendrai du soleil
Et de ses valses dans le ciel
Une fois redevenu poussière
Libéré de ma chair
Allant saluer la Mort, rassasié et content
Fier de revenir en Terre
Car cette Terre, c’est la vie
Et la vie : c’est merveilleux.
Je n’ai pas de mots pour le dire
Je ne sais pas comment te l’écrire
Car, justement, c’est indicible
Quand c'est merveilleux.
22:10 Publié dans AU PROGRAMME DE TZJ | Lien permanent | Commentaires (0)
L'Etat Voyou
L'Etat voyou...
Il veut ta sueur,
Il veut tes larmes,
Il veut ton flouze,
Pour te tenir en esclavage.
L'Etat voyou...
Il n'a pas besoin
De faire des braquages
Il lêve l'impôt
Grâce à la loi qui est son arme.
L'Etat voyou...
Il pille la France
Sans états d'âmes
Il est partout
Avec ses flics
Avec son fisc
Et tous les sbires qui sont à sa solde.
Car l'Etat voyou...
Il paie une foule de mercenaires
Et ces nantis de fonctionnaires
Il leur faut des sous
Alors pour renflouer la caisse
On rançonne.
L'Etat s'en fout...
L'argent lui ça n'est pas son problème
Car c'est grâce au tien,
Qu'il continue à faire son business
L'Etat voyou...
C'est une poignée d'énarques
Sans vergogne
Mais qui contrôle tout
Et c'est la France qui trinque sous leur règne
L'Etat voyou...
C'est une poignée d'énarques
Sans vergogne
Qui abusent en tout
Et nos enfants, ils paieront la note.
(mais quels enfants d'ailleurs au fait ?)
20:40 Publié dans AU PROGRAMME DE TZJ | Lien permanent | Commentaires (0)
Son compte est bon...
Je connais un avocat d'affaires dont le contentieux est limité, ce qui n'est pas le cas de son compte en Suisse...
14:30 Publié dans JACTANCES | Lien permanent | Commentaires (0)
La grande solitude
Quand on est amené à connaître, publiquement, ce qu'il est convenu d'appeler, pudiquement, "la grande solitude", c'est là qu'on se dit qu'il serait vraiment bon de pouvoir se retrouver vraiment seul.
14:10 Publié dans JACTANCES | Lien permanent | Commentaires (0)


